mercredi 20 juillet 2016

Soudain, il y 4 ans...

Il y a 4 ans, j'étais heureuse.
J'avais mon atelier de couture, une famille, du bonheur et des projets plein la tête.
Toi, tu es rentrée de vacances, tu avais passé un mois en Corse, tu m'as fait admirer ton bronzage, tu t'es moquée de ma couleur diaphane, comme d'habitude et comme d'habitude je t'ai soutenue que j'étais bronzée...
Le soir, nous avons dîné tous ensemble, nous avons fêté ton anniversaire qui avait eu lieu durant tes vacances, j'avais préparé tout ce que tu aimais, des petits feuilletés au fromage de chèvre et au miel, du mesclun et puis j'avais acheté une tarte aux fraises car tu étais "Mme Desserts", je t'avais offert un porte-clés Lancel avec un ours... Depuis que j'étais petite tu m'appelais mon ours, mon chat, ma Toche...
Nous étions si heureux ce soir là...
Puis tu est partie chez Aurélie pour dormir car ta chambre que tu avais voulu jaune safran comme le riz de la paella, ta chambre aux murs cirés et au parquet poli comme un miroir était finie mais il restait à GDF à venir raccorder le compteur pour que tu aies de l'eau chaude... Tu m'as embrassée, tu m'as dit "Ma Toche, demain vers 9 heures je passe boire mon café.", comme d'habitude j'ai grogné que ce n'etait pas une heure pour les chrétiens mais tu n'en avais que faire, tu passais quand bon te semblait parceque j'etais ta fille, ta propriété et que je me devais de me plier, bien souvent en râlant, à tes quatre volontés.
Du pas de la porte, je vous ai regardées partir, deux dames âgées pétillantes de vie et Faloo qui trottinait à tes côtés.
Un quart d'heure plus tard, on a sonné à la maison, une dame m'a dit "votre maman a eu un accident ", puis elle a ajouté "ce sont deux dames âgées avec un shitzu blanc et noir", là je me suis dit ce sont les miennes. J'ai demandé le lieu de l'accident, nous sommes partis au pas de course avec Stéphane... En moi même je me disais, non ce n'est pas possible, ça ne peut pas être maman.
Nous sommes arrivés devant la trésorerie principale, il y avait pléthore de voitures de police et un camion de pompiers, je me suis précipitée, on ne voulait pas me laisser passer, j'ai dû décliner mon identité puis la tienne, là on m'a confirmé que c'était bien toi qui était dans ce camion rouge...
On n'a pas voulu me laisser monter à tes côtés, tu étais consciente, je me souviens t'avoir crié "Maman, je suis là, t'en fait pas tout va bien"... Je sais que ce n'est pas bien ce que je vais dire mais j'en veux terriblement aux urgentistes présents sur place de ne pas m'avoir laissée monter à tes côtés, j'aurais pu te prendre la main et te dire "je t'aime" tant que tu étais encore consciente.
Puis j'ai vu ce petit utilitaire blanc posé en travers de la rue, dans son capot ta silhouette était comme sculptée en 3D...
Puis il y a eu ce couple horrible derrière moi qui essayais absolument de voir ce qui se passait dans le camion. A un moment, je me suis retournée et je leur ai dit que ce n'etait pas un spectacle et là, la femme m'a répondu avec morgue "On a le droit d'être là, c'est notre fils qui l'a renversée." Je sais que je me suis mise à leur crier dessus et que les pompiers les ont fait évacuer... Je me souviens aussi qu'un peu plus tard, un jeune est venu me voir et m'a dit "Alors comment elle va la vieille, elle va crever? C'est mon frère qui l'a renversée." Là je lui ai demandé de ne pas m'adresser la parole et que nous nous verrions au tribunal, il m'a répondu " Ouais, sale pute, je viens gentiment aux nouvelles et toi tu me menaces le tribunal." Je sais que là le ton a vraiment monté et que la police a évacué ce sous-individu, et j'ai remercié le ciel que Stéphane soit entrain de s'occuper d'Aurelie et que Flo ne soit pas encore là car je n'aurais pu les retenir et il y aurait eu un déferlement de violence...
Flo nous a rejoint, interminablement nous avons attendu dans la salle d'attente des soins intensifs...
Les médecins nous ont reçus et nous ont dit que tu étais brisée de partout, que tu avais un trauma crânien et une hémorragie interne et qu'on te descendait au bloc...
Nous sommes rentrés, abattus, sans un mot, vers 4 heures du matin je me souviens avoir téléphoné aux soins intensifs, tu étais remontée du bloc et tu avais été mise en coma provoqué...

Ce jour là, je ne savais pas que je ne te reverrai plus jamais consciente, qu'il me faudrait seule prendre la terrible décision de faire arrêter les soins car tu étais dans un état végétatif, que tu allais nous quitter 9 jours plus tard, que j'allais perdre ma maman.




Il y a 4 ans, un jeune inconscient qui roulait trop vite, qui croyait qu'une voiture se conduit comme on utilise une console de jeux, a brisé une famille et m'a volé ma maman.
Ton amie Clo qui est née début juillet t'attendait pour que vous fêtiez vos anniversaires ensemble, depuis elle n'a plus fêté son anniversaire, ce "rendez-vous manqué" lui a ôté la joie de faire la fête à cette occasion...

Il y a 6 jours, un "fou de Dieu" au volant d'un gros camion blanc a foncé dans la foule massée sur la Promenade des Anglais dans le but de tuer le maximum de gens.
Je m'associe à la douleurs de ces familles qui ont perdu un être cher, à l'angoisse de ces familles qui font le siège du service de réanimation attendant avec espoir un mieux.
Je connais votre douleur, je l'ai vécue, 4 ans plus tard, je la vis toujours au quotidien.

Je pense aussi à mon amie Jocelyne qui a perdu sa Barbara, une de ses filles un 20 juillet.
Pour nous deux ma Jo, le 20 juillet est une date horrible, nous sommes liées par deux boules de poils noires et blanches, deux Twins adorables et maléfiques, nous sommes aussi liées dans la peine.
Tu connais ma douleur, je connais ta douleur, tu m'as guidée quand j'étais plus que mal, quand pour avoir l'impression de retrouver ma mère, j'ouvrais son flacon de parfum et que je respirais cette odeur qui était la sienne sans vraiment l'être et qu'alors seule chez moi, je pouvais laisser couler ce torrent de larmes que je n'ai pas montré à la face des gens.

J'ai beau avoir 48 ans, être la maman d'une jeune homme de 23 ans, je me sens orpheline, il me manque une partie de moi-même, il me manque ma mère, il me manque ma maman.
Le temps n'attenue ni la douleur, ni le manque, ni le vide laissé par le départ si soudain d'un des siens, Quatre ans après, je suis toujours brisée dans mon cœur comme maman l'était dans son corps.
Quatre ans après, je suis une handicapée physique, le choc du décès de maman a révélé la Fibromyalgie dont je souffrais depuis longtemps.
Quatre ans après, je suis une handicapée des sentiments, j'ai peu à peu écarté de moi toutes mes amies de Nice, je suis seule au monde, malheureuse, je n'ai plus personne en dehors des Cloclos, les amis merveilleux de maman, ma Cricri, ma grande sœur de cœur, ma Steph, ma petite sœur de cœur, mon amie libanaise connue en 1982 lorsqu'elle est arrivée du Liban, ainsi que Léa, sa maman avec qui je parle souvent car j'ai un peu l'impression de parler à maman.
L'absence de maman me pèse tous les jours, je ne deux m'empecher de parler d'elle, de montrer les photos d'elle que j'ai dans mon portable. La vie est trop injuste, je veux ma mère.


lundi 18 juillet 2016

Lola en immersion dans "la cité", l'expérience Airbnb

Comme vous le savez, je suis partie à Paris pour être auprès de ma sœur de cœur, ma Cricri, lors de son opération du cancer du sein et jusqu'à ce qu'elle soit autonome.
J'en profite pour remercier ceux qui nous ont aidées dans cette entreprise soit en contribuant à notre cagnotte Leetchi, qui est toujours d'actualité, soit en nous envoyant directement de l'aide sans passer par le site, merci pour votre élan de générosité, pour votre cœur.
Je suis donc arrivée à Paris le 10 juillet et ma Cricri est venue me chercher, avec mes nombreux bagages et l'énorme pain suédois que j'avais sorti du four à 4 heures du matin soit 4 heures avant mon départ, en taxi avec Paulo son taxi driver qui l'emmène de rendez-vous médicaux en rdv médicaux lorsqu'elle a un bon de transport. L'émotion de nous Re trouver était à son comble et nusn'avains pas arrêté de parler jusqu'à Savigny sur Oorge où elle vit.
J'ai retrouvé Bernard, son compagnon et surtout j'ai enfin fait la connaissance d'Oscar, mon neveu dit Chatnapan.
Le dimanche a très vite passé, il faisait beau, nous avons profité du jardin et fait les gourmandes en nous régalant de gâteaux et de macarons.
Lundi, visite de Savigny pour que je m'y retrouve quand nous allons rentrer, mardi était la journée consacrée à la beauté. En effet, poor des questions de moral, je voulais que Cricri rentre pimpante à l'hôpital, je lui ai donc fait ses racines et rafraichi sa coupe de cheveux, oui, je sais, je suis multi tâches, je ne suis pas toujours Calamity Lola!!!
Mercredi matin, très tôt, Paulo est venu nous chercher. Nous avons déposé mes bagages dans mon logement Airbnb et j'ai aperçu mon hôte, un petit homme au teint olivâtre, aux traits simiesques et à la crinière en bataille...
Ensuite direction l'hôpital, la salle d'attente, l'attribution de la chambre, le départ de Cricri, en marchant, jusqu'au bloc opératoire, d'ailleurs j'ai pu l'accompagner jusqu'à l'entrée, je l'ai serrée contre moi en lui disant de ne pas déconner car sinon je la mordrais...
Je suis remontée dans la chambre la mort dans l'âme, je me suis bien calée dans le fauteuil avec tous mes coussins ergonomiques et j'ai dormi du sommeil du juste... L'atttente après mon réveil m'a semblé durer des heures. Au moment où pour la énième fois j'allis voir dans le couloir si elle arrivait, les brancardiers m'ont ramené une Cricri bien réveillée. Ouf, que j'etais contente de la revoir. L'anesthésie faisant encore effet, elle ne souffrait pas. Je suis partie vers 19h30 direction rue Karl MARX, chez Carlos mon logeur au sein de "la cité". Il faut savoir que Villjuif est une municipalité rouge, rouge, mon arrêt de bus actuel s'appelle "Youri Gagarine" et tout est à l'avenant, enfin moi, je m'en fout, l'essentiel pour moi était d'être  auprès de Cricri. J'ai sonné, je suis montée au 5ème étage de la tour où je logeais, là le fiancé de Carlos m'a escortée j'usqu'au Lidl, qui était fermé, j'ai trouvé une petite épicerie, qui n'avait pas de yaourts, aie le drame, mais du coca Zéro et un paquet de biscuits... Faute de grives, on mange des merles disait maman...
Une fois rentrés au logis, les amoureux sont partis... J'ai exploré le domaine dont la propreté laissait vraiment à désirer et pourtant je ne suis pas une foudre du ménage, puis mes colocs sont arrivés... Carlos a attendu que je finalise ma réservation pour m'annoncer que je partageais mon logement avec "deux travailleurs"... J'ai donc rencontré Dominic, un sénégalais super sympa, conducteur de bus à la RATP, qui faisait une cuisine qui sentait terriblement bon et un moment plus tard, Farid, algérien et vigile. D'ailleurs voyant mon maigre butin alimentaire, il m'a demandé si j'avais mangé, je lui ai répondu que oui, que j'avais vainement cherché des yaourts et que je m'étais rabattue sur des biscuits. Très gentiment il est allé me chercher deux yaourts dans son frigo qu'il m'a donnés. Je me suis dit que j'avais des colocs bien sympa et que j'avais bien de la chance.
Le lendemain après mon après-midi passé auprès de Cricri, je suis rentrée dans la cité. Inutile de vous dire que la Lola habituelle avait disparu... Exit les sacs Lancel au profit de ma pochette Desigual, exit mes ballerines Marc Jacobs ou mes véritables Tropéziennes, mes bijoux, Lola se fondait dans la foule, était devenue Caméléon-Lola!!! Je lisais tranquillement sur mon lit lorsqu'un SMS de mon fils m'a avertie de l'attentat de Nice... Il était chez lui et avait invité ses potes à venir voir le feu d'arfice... Ouf!!! J'ai téléphoné à mon mari qui a râlé car il dormait, double ouf, puis j'ai entendu frapper à ma porte, c'était mes colocs qui venaient de voir ça à la télé et qui voulaient savoir si ma famille allait bien, sympa les mecs. Après SMS, MP, coups de fil evhangé avec ceux qui me sont proches je savais tout le monde en sécurité.
Le lendemain, à mon réveil, j'essaie de rentrer à la cuisine pour me faire mon sacro-saint thé du matin, impossible, Catlos dormait sur un matelas par terre au milieu de la cuisine... Je dois dire que j'ai trouvé cela très étrange... Je suis partie à l'hopital passer du temps avec Cricri et le soir lorsque je suis rentrée, le Carlos m'a annoncé tout de go, que je devais partir là maintenant car ses colocataires l'avaient demandé... Je suis rtres dans ma chambre désemparée, je suis allée voir Farid dans la sienne et je lui ai demandé ce qu'il en etait et là il m'a dit que ce n'etait pas du tout ce que lui et Dominic avaient dit, ils avaient dit à Carlos, tu as loué ta chambre, donc tu ne dois pas être là, d'autant plus que l'autre conscieusement bourré s'etait suspendu au parlophone à 3 heures du matin pour rentrer, mon traitement faisant effet, je n'ai rien entendu, mais mes deux colocs eux avaient été réveillés...
Samedi soir retour dans ma your, je dois dire que je ne me sens pas en sécurité, d'autant que le matin le Carlos m'a repris le Vigik et la clé de l'appart en m'assurant qu'il serait là le soir et qu'il n'y aurait aucun problème, heureusement que mes colocs étaient là car point de Carlos à l'horizon... Nous discutons et mangeons un morceau tous les trois et chacun reggne sa chambre. Fatiguée, épuisée même, je m'endors très vite et à 6 heures du matin je suis réveillée par un bruit infernal, Carlos et son fiancé venaient de rentrer et festoyaient dans la cuisine en parlant très fort comme si personne n'était là. Je n'ai pu me rendormir et dès 8 heures du matin j'attaquais la codéine... Une fois ma migraine un peu passée, je suis allée à la salle de bains et là au milieu du couloir Carlos et son fiancé dormaient enlacés sur un matelas... J'ai alors contacté Airbnd pour leur expliquer la situation, ils m'ont demandée des photos, que je leur ai faites et envoyées, suite à cela ma gentille interlocutrice m'a proposé de me trouver une autre chambre chose que j'ai acceptée. J'ai bouclé mes bagages et j'ai demandé à Carlos les clés de l'appartement pour me rendre à l'hôpital... Et là ce dernier a refusé de me les donner arguant du fait qu'il serait là le soir. Moi ayant toutes mes affaires et m'étant rendu compte qu'elles avaient été fouillées, j'ai envoyé un sos par mail à mon interlocutrice Airbnb en lui demandant de sortir de là en urgence car là je commençais à me sentir mal, à me sentir en quelque sorte prise en otage.
Moins d'une heure plus tard, elle m'a tephoné et m'a dit qu'Airbnb prenait ma chambre d'hôtel en charge mais qu'il était plus prudent vu la situation que je parte au plus vite. J'ai appellé le premier hotel de l'annuaire, les Balladins, qui est lui aussi dans ma cité, mais qui est un 3 étoiles comme me l'a fièrement dit le réceptionniste, j'ai pris un taxi et je suis partie ô combien soulagée. 
L'hotel est super, le personnel très gentil et je me sens bien... Je vous ai mis des photos de ma coloc, je vous évite la photo des toilettes qui refoulent chaque fois qu'on tire la chasse, hier soir en rentrant de l'hopital, j'ai pris un kebab qui me tendait les bras car cela faisait une éternité que je n'en avais pas mangé, je suis rentrée, j'ai mangé. Je me suis douchée et j'ai dormi...

Je dois dire qu'Airbnb a été super réactif, c'est lafaute à pas de chance, je suis tombée sur un loueur malhonnête, mais je peux vous dire qu'entre le cancer de ma Cricri, l'attentat à Nice et la coloc Airbnb, je suis en pleine crise de fibro et que je déguste... Merci mon amie dame Codéine!!!






















vendredi 15 juillet 2016

Nissa la bella pleure ses enfants...

Nice, ma ville depuis 34 ans est aujourd'hui en deuil.

Hier soir, durant le feu d'artifice du 14 juillet, date ô combien symbolique pour la France, un énorme camion blanc surgit de nulle part a foncé sur la foule écrasant femmes, enfants et hommes...
Une fois de plus la folie meurtrière a sévi et a encore tué des innocents, des gens qui étaient venus en famille voir le feu d'artifice sur la mer après avoir mangé une Socca au Vieux Nice et une glace chez Fenocchio...
J'imagine la terreur de ces gens courant pour tenter de sauver leur vie, n'hésitant pas à sauter de la Promenade des Anglais jusque sur les galets de la plage pour tenter d'avoir la vie sauve...

Je n'étais pas à Nice, je suis en région parisienne, c'est mon fils qui m'a avertie par SMS pour me rassurer au cas où j'aurais été devant la télé. Oui j'étais rassurée de savoir les miens sains et saufs mais il n'empêche que mon cœur saigne de voir ces familles meurtries, ces enfants blessés, ces 84 victimes, ces gens qui toute leur vie se souviendront avec effroi de ce camion fonçant sur eux pour les tuer, pour faire le plus de victimes possible.

Jusqu'ici la Promenade des Anglais était le lieu de balade de bien des niçois et de bien des touristes. On fait son jogging sur la Prom', on fait du vélo sur la piste cyclable de la Prom', On fait du Rollet sur la Prom', on se balade en regardant la mer, on descend, en saison sur les plages privées boire un rafraîchissement et sentir l'odeur des embruns, en hiver on se réfugie dans les nombreux établissements qui longent la Prom' pour boire un chocolat ou un thé bien chaud...
On a tous dans nos mémoires la vision de la photo de la Promenade des Anglais avec le Casino de la Jetée et ses promeneuses en ombrelles...
On a tous la vision de la Baie des Anges depuis le panorama du Château.
La Promenade des Anglais, fleuron du luxe niçois, là où sont les palaces tels le Négresco, le Palais de la Méditérranée, le Rhul...
Cet endroit mythique est devenu en l'espace d'un moment le lieu d'un drame qui restera à tout jamais dans le cœur des niçois.

On nous a sali notre ville, on nous a tué ses enfants, on nous a volé le symbole de notre ville... Mon cœur saigne, j'ai du mal à trouver les mots pour dire ce que je ressens, une chape de plomb est tombée  sur mes épaules, mon estomac est noué...
Je prie pour ces personnes décédées, je prie pour ces blessés, je prie Sainte Rita notre sainte patronne pour que Nice redevienne ce havre de paix et douceur qu'elle était...









mercredi 6 juillet 2016

Une page de ma vie se tourne...

Une page de 18 ans de ma vie s'est terminée dimanche soir vers 23 heures.
En effet, toujours empêtrés dans nos problèmes de succession, nous avons laissé l'appartement dont j'ai signé le bail il y a 18 ans alors que j'étais une trentenaire divorcée, maman célibataire, paumée, en pleine dépression...
J'ai été heureuse dans cet appartement, j'y ai d'excellents souvenirs, de moins bons...
Les moins bons restent un propriétaire en dessous de tout qui n'a jamais voulu faire aucun travaux dans l'appartement, qui lorsqu'il y a 8 ans la chaudière à gaz qui nous chauffait l'hiver a rendu l'âme a voulu nous la changer lui-même contre une identique (moyenne d'âge 30 ans) qu'il avait dans sa cave...
Nous avons refusé et acheté des radiateurs à bains d'huile, la même année, nous avons réalisé une économie de plus de 300€ de frais d'énergie tant la chaudière était vétuste et consommait du gaz...
Malgré ça, c'était notre chez nous, le chez nous où avec mon mari, nous avons passé notre nuit de noces, le chez nous où nous avons eu la douleur que notre Naomie s'éteigne un dimanche juste après avoir dit au revoir à son papa qui était allé faire son café. Le chez nous d'où nous sommes partis faire endormir mon Macho, mon chat tigré d'amour et où nous sommes revenus larmoyants avec une cage vide...
Le chez nous où nous avons eu bébé Thor, bébé Gaïa...
Le chez nous où Florian a passé plus ou moins 18 ans de sa vie...
On l'aimait bien notre petit chez nous au cœur de la ville avec son petit balcon et le bel étendoir que m'avait fait mon mari...
Bref, c'est épuisés par le déménagement que nous avons fait tous les deux, seuls, avec des caddies, un diable, mon meilleur ami pour la vie, le sac Ikea Bleu qui est solide comme tout et dans lequel on peut mettre des tonnes de choses et l'énergie du désespoir, que nous avons refermé pour la dernière fois la porte bleue de ce qui était devenu notre ex chez nous.
Pour le moment et tant que la succession n'est toujours pas réglé, homme, Gaïa et Thor campent chez maman, dans sa belle chambre au murs jaunes safran cirés qu'elle avait voulus et qu'elle n'aura pas eu le bonheur d'étreiner et moi je suis toujours dans mon nid.
Nous nous employons à résoudre les problèmes, les choses avancent, petit à petit et j'ai espoir que d'ici la rentrée, l'avancée soit plus considérable.
Nous avons un projet, un très beau projet sur lequel je ne dirai rien tant que nous ne pourrons avancer et concrétiser la chose mais que nous appellerons ici sur le blog "Mon Rêve Blanc".
Malgré le peu d'aide apporté par mes tonnes de contacts Facebook sur la cagnotte Leetchi que nous avions faite avec Cricri, ma sœur de cœur, pour financer mon voyage à Paris et mon hébergement à Villejuif, lors de son opération du cancer du sein, je pars tout de même dimanche car je ne laisserai pas ma grande sœur toute seule sans visite à l'hôpital, tant pis je ferai diète hydrique dans ma chambre d'hôtes de Villejuif, (la moins chère trouvée), de toutes façons je suis grasse comme un loukoum, ensuite nous serons toutes les deux chez elle où elle est seule chez elle 5 jours par semaine. 
Donc je m'en vais je pense jusqu'à la fin du mois d'août, peut-être moins, enfin jusqu'à ce qu'elle soit autonome. 
Mon mari et mon fils prendront les animaux en charge et bien sûr je reste connectée, sur Facebook, sur Twitter et sur le blog.
C'était quelques nouvelles vrac, je ne veux pas en dire plus car les derniers temps ont été très durs physiquement et très chargés émotionnellement...
















mercredi 29 juin 2016

dimanche 26 juin 2016

Le clavier est à Kiara, 26, Help, aidez moi à me débarrasser de ma bipède!!!

Bonjour les chatmis? Est-ce que vous allez bien?
Cette semaine je vais vous parler de quelquechose de très special, je souhaite me débarrasser de ma bipède pendant quelques temps et si vous m'aidez, ce sera possible.

La sœur de cœur de ma bipède, ma Tatie Cricri, a un cancer du sein. 
Elle vit en région parisienne et son compagnon mon Tonton Bernard, celui qui me fabrique de supers jouets avec les bouchons de champagne, à cause de son travail n'est chez eux que du vendredi au dimanche.
L'idéal serait que ma bipède aille s'occuper de Tatie Cricri, mais comme elle vous l'a dit dans son dernier post, nous sommes très très fauchés...
Du coup j'ai eu une idée super que j'ai soufflée à ma blonde bipède et à ma Tatie Cricri : 

Créer une cagnotte, un pot commun, pour financer le voyage de ma bipède et son hébergement à côté de l'hopital à Villejuif. 

Ensuite ma blonde bipède ira chez Tatie Cricri s'occuper d'elle jusqu'à ce qu'elle soit autonome. 
Nous, pendant ce temps on sera tous avec le bipède mâle, vous savez le distributeur de nourriture sur jambes, je vais vous avouer que nous y gagnons au change car notre bipède ne nous donne que la nourriture traditionnelle pour chats et chiens, et oui je n'oublie pas la Poilue alors que lui, il nous fait gouter de tout!!!
Je vous mets donc le lien de notre super cagnotte Leetchi pour aider les deux sœurs à réaliser leur projet. Il faut aussi que je vous dise que c'est urgent car ma blonde bipède devrait partir le 10 juillet pour bien faire.
Alors d'avance, je remercie tous les copains quadrupèdes et bipèdes qui m'aideront à me débarrasser de ma BB (blonde-bipède, pas Brigitte Bardot, ma bipède n'est pas encore aussi décatie) pour quelques temps.




Des nouvelles des chatons, ils sont terribles et ne cessent de faire des bêtises, mais elle est in LOVE de ces deux petites choses, je dois dire que la petite Xéna est un peu ma Fifille, mais chuuuuut, je ne veux pas que ça se sache!!!