vendredi 19 août 2016

Lola, Le Comité Rondement Belles France et la Fibromyalgie

Mon amie Severine, ma "dealeuse de chats", en effet c'est elle qui m'a donné mon Ymir, ma boite à ronrons, ma Xéna, crevette devenue langouste promise à l'auguste Thor et qui vendredi prochain, à l'arret du TGV en gare d'Avignon, va me donner ma Freja, est prothésiste ongulaire et vend des bijoux fantaisies très beaux par l'intermédiaire de sa page Facebook, "Mes Bijoux Tendances", d'ailleurs je ne porte pratiquement que des bijoux issus de chez elle. N'hésitez pas à y aller et pour celles qui ne vivent pas à Alès, elle organise même des ventes privée virtuelles autour d'un ordi où vous pouvez inviter des copines et il me semble qu'au delà d'un certain palier d'achats l'organisatrice a un bon cadeau dans la boutique.
Donc, après toutes ces digressions, je disais que mon amie Severine est également partenaire du Comité Rondement Belles France, à qui j'ai proposé un coup de main pour écrire tout ce qui est communiqués, annonces etc afin de laisser aux organisateurs plus de temps pour s'occuper des candidates car la finale est dans trois mois.
Le Comité m'a demandé si j'acceptais de témoigner en tant que femme ronde et handicapée et de parler de ma maladie, la Fibromyalgie. Je l'ai fait, avec mes mots, mon naturel, j'ai parlé de mon quotidien, sans vouloir apitoyer les gens, juste pour leur faire connaître cette affection dont souffre 3 à 5% de la population mondiale. Je ne veux pas qu'on me plaigne, je souhaite juste qu'à travers ce témoignage plus de gens connaissent la maladie et qui sait que les pouvoirs publics reconnaisse enfin la Fibromyalgie comme maladie et non comme un syndrome...
Sally et Gérald, du Comité, m'ont fait le merveilleux cadeau de monter cela en images et d'en faire un film. Je dois dire qu'entre lire mon histoire et la voir défiler en musique sur un écran, ça change les choses et j'avais les larmes aux yeux de voir cela.
Merci à Sally Elles et Gérald pour leur merveilleux cadeau et que notre collaboration soit longue et fructueuse de beaux moments d'amitié.

dimanche 14 août 2016

Lettre à Caty

Ma Caty,
Je viens de recevoir un SMS de ton mari m'apprenant ton décès.
Nous avons été très amies, nous avons partagé des secrets, nous avions la même passion avec nos enfants pour Harry Potter, nous avons fait des choses grandioses ensemble pour les enfants de l'école...
Lors de mon mariage, tu étais mon témoin.
En ce jour heureux, tu as été à mes côtés à la mairie comme à l'église. Ce sont des choses que l'on n'oublie pas. Il y aura 10 ans à la fin du mois que nous avons festoyé pour ce mariage. 
Ma robe était restée cachée chez toi à partir du moment où je l'avais recue car je voulais que ce soit une totale surprise pour Stéphane. Je me souviens du premier essayage dans ton salon, pour faire plus mariage, tu m'avais mis une boule de papier de soie blanc dans les cheveux comme si j'avais un chapeau, ce sont des moments comme ceux là que je veux garder en mémoire.
Je ne veux pas penser à toi malade, je veux garder en mémoire la Caty pleine de vie toujours prête à sortir, à faire un repas entre amis et à rire.
Ah qu'il était bon le petit vin rosé de Provence que nous dégustions en mangeant, tu peux dire que tu servais tes vodkas orange bien tassées mais on les buvait quand même...
Souviens-toi quand nous sommes allés voir Star-Wars, L'Attaque des Clones et qu'Adrien était si déchaîné et que j'avais fini par te le lancer sur les genoux pour que tu le calmes...
Nous avons subi les Pokemons, YugiHoo, les films Harry Potter, c'est toi qui a surpris Florian quand il avait décidé d'aller voir tout seul en douce Kill Bill alors qu'il n'avait pas l'âge légal et que tu me l'avais renvoyé tout penaud au logis... 
Nous avons partagé enormément de bons moments dans la vie, un temps les choses de la vie ont fait que nous nous sommes éloignées, puis l'an dernier, dans ma rue nous sommes tombées nez à nez...
Tu étais toute surprise, j'étais blonde et je n'avais plus mes sempiternelles WayFarer mais mes lunettes de mouches...
Nous avons été boire un verre toutes les deux, nous avons partagé ce que l'on ressent après la perte d'une mère car tu avais perdu la tienne dans des conditions similaires à la mienne, je t'ai ouvert mon cœur, je t'ai parlé de ma peine, tu m'as parlé de la tienne...
Nous avons parlé de nos vies, de nos enfants, de nos maris, de nos animaux...
Nous nous sommes promis de nous revoir très vite.
Je t'ai eu quelques fois au téléphone puis un jour le silence, tu ne répondais plus.
Il y a trois ou quatre jours, j'ai encore essayé de t'appeler, ton mari m'a dit que tu étais occupée, j'ai entendu ta voix derrière, pour la dernière fois. 
Je regrette que nous n'ayons pas pu nous revoir, je regrette de n'avoir pu te parler une dernière fois.
Tu resteras dans mon cœur, tu es celle qui m'accompagnée jusqu'à l'endroit où j'avais rendez-vous avec l'homme qui allait devenir mon époux, tu es celle qui était à mes côtés devant l'autel... 
Nous avons partagé tant de choses et maintenant tu n'es plus là...
Je n'arrive pas à trouver le sommeil, je pense à toi, à tous les bons moments que nous avons vécus, je pense à ton papa, à sa douleur de perdre sa fille unique et je dois dire que j'ai mal pour lui, je pense à Adrien qui perd sa maman à 20 ans. À 20 ans, on a encore besoin de sa mère, surtout les garçons dirais-tu... Je pense aussi à Cristian, ton mari, à qui revient la lourde tâche de prévenir tout le monde, de tout organiser, de porter ton papa et votre fils à bout de bras en tentant pour le moment de faire abstraction de sa peine pour arriver à tout gérer. 
Il restera toujours une partie de toi dans mon cœur et j'espère que de là-haut tu veilleras sur les tiens et un peu sur moi aussi et que tu retrouveras ma maman.
Ma Caty, ce n'est qu'un au revoir, nous nous retrouverons dans l'au delà. Je voudrais tant pouvoir être là pour t'accompagner jusqu'à ta dernière demeure mais je suis auprès de ma Cricri, ma sœur de cœur qui souffre d'un cancer, mais jeudi matin, à l'heure de la messe, je serai à Sainte Thérèse de Savigny Sur Orge pour prier durant la célébration qui aura lieu à Nice.
Au revoir, mon amie, sois en paix.
Je suis très triste et abattue, c'est un très gros choc pour moi de savoir que je ne te reverrai jamais plus.

Always in my heart, my friend, for ever and ever...


vendredi 5 août 2016

Gourmandise pour le weekend

Que ce soit Cricri, que ce soit Bernard, son compagnon, ou moi, nous sommes tous trois d'effroyables gourmands.
Avant hier Cricri me dit qu'elle a au moins deux sacs de pruneaux d'avance, qui dit pruneaux, dit Far Breton...
Aussitôt j'ai empoigné ma tablette afin de trouver la recette du vrai Far Breton et je suis tombée chez Papilles et Pupilles, dont les recettes sont toujours fabuleuses...
Aussitôt lu, aussitôt fait, d'autant qu'entre temps j'ai réussi à apprivoiser le four de Cricri (changer de four n'est pas toujours évident)...
Une heure plus tard, le Far était mis à refroidir dans un plat et attend d'être dégusté ce soir pour le dessert... Voilà ce que j'appelle une affaire rondement menée!!!  
J'en profite pour vous mettre une photo de ce Chatnapan d'Oscar qui se reposait dans sa terrine et de ma Gaïa, toujours chez Tonton et Tatie Clo et qui entreprend de gravir l'Everest des coussins...








dimanche 31 juillet 2016

In memoriam...

Hier, Cricri a fait dire pour maman une messe à l'église Sainte Thérèse à Savigny-Sur-Orge.
J'ai donc découvert une des églises de la ville où pour le moment je demeure et je dois dire que j'ai été sous le charme.
Cette Eglise a été entièrement modernisée, les murs sont blancs, les motifs des vitraux sont géométriques et les statues sont en mosaïque.
Cette atmosphère claire et assez dépouillée m'a beaucoup plue et a intensifié ma prière et mon recueillement.
Comme j'étais très en avance, j'ai attendu assise sur un banc devant l'église. Un quart-d'heure avant la messe, une voiture de police est venue se ranger, des policiers équipés de gilets pare-balles en sont descendus, ont inspecté les environs et ont demandé par talkie-walkie, qu'elles étaient les instructions, si ils devaient rester ou non... Ils sont repartis. Je dois dire que jamais au grand jamais je n'aurais cru voir un jour les policiers effectuer des rondes devant les églises...
L'assassinat du Père Hamel fait que maintenant, nous catholiques, ne pouvons même plus considérer une Eglise comme un refuge, un havre de paix.

J'ai assisté à une fort belle messe, sobre, où le prêtre n'a pas insisté lourdement sur les faits tragiques de cette semaine. Il nous a juste dit que plus que jamais, nous catholiques de France et que les Catholiques du monde entier devaient encore plus se rapprocher de la foi. 
Nous nous sommes recueillis pour le père Hamel, pour toutes les victimes des attentats de France et du monde entier, et nous avons prié pour la paix. Son prêche était digne et sans emphase, un beau moment de méditation.
Cette paroisse a une équipe paroissiale extraordinaire car même pour une messe anticipée du dimanche l'organiste était là, la chorale chantait à plein poumons et j'ai uni ma foi et ma voix aux fidèles qui chantaient.
Lorsque la messe s'est terminée, je savais enfin que ma mère avait gagné le paradis, que ma petite sœur de cœur, Isabelle, lui avait tendu la main pour l'accueillir et que maintenant elle était là haut auprès du Créateur.
Il est évident que ce ressenti n'implique que moi. Maman m'a toujours dit que si elle pouvait elle me ferait un signe de là-haut pour me dire qu'elle veillait sur moi. J'ai eu ce signe il y a environ deux mois. 
Nous discutions généalogie avec Cricri, je lui demande son pseudo pour la demander en amie sur Geneanet, quand elle m'a dit son pseudo, je suis restée interloquée et je lui ai demandé pourquoi "Zouzou"? Là, elle m'a dit que c'etait le seul mot qu'Isabelle prononçait, j'ai été très troublée car Zouzou etait le surnom que mes grand-parents donnaient à maman lorsqu'elle était enfant. Alors on peut dire que c'est une coïncidence, j'en conviens, mais ce que j'ai ressenti durant la messe d'hier m'a fait comprendre que c'était le signe que j'attendais et que ma mère désormais était là pour veiller sur moi et m'aider, d'ailleurs cela a coïncidé avec le début de déblocage de mes problèmes de succession et la conversation téléphonique de 53 minutes que j'ai eue avec mon frère à ce sujet et qui nous bloquait depuis presque 4 ans...
J'étais si bien, que je n'ai pas eu envie de rentrer par les transports en commun, je n'avais envie de voir personne, je voulais rester encore un peu dans ma bulle, dans ce bain de foi, je suis rentrée à pieds à la maison où m'attendaient Cricri et Oscar.
C'est une parenthèse très personnelle de ma vie, mais j'avais envie de la partager avec vous car mon bien-être est immense et pour la première fois depuis bien longtemps, je suis sereine...










vendredi 29 juillet 2016

4 ans, déjà...

Maman, déjà 4 ans que tu n'es plus là et le vide reste aussi intense et douloureux...
Tu me manques tous les jours inexorablement et la blessure est toujours aussi profonde et vive.
Repose en paix, tu as retrouvé Papa, tes parents, ta famille mais tu m'as laissée bien seule sans toi...




mercredi 20 juillet 2016

Soudain, il y 4 ans...

Il y a 4 ans, j'étais heureuse.
J'avais mon atelier de couture, une famille, du bonheur et des projets plein la tête.
Toi, tu es rentrée de vacances, tu avais passé un mois en Corse, tu m'as fait admirer ton bronzage, tu t'es moquée de ma couleur diaphane, comme d'habitude et comme d'habitude je t'ai soutenue que j'étais bronzée...
Le soir, nous avons dîné tous ensemble, nous avons fêté ton anniversaire qui avait eu lieu durant tes vacances, j'avais préparé tout ce que tu aimais, des petits feuilletés au fromage de chèvre et au miel, du mesclun et puis j'avais acheté une tarte aux fraises car tu étais "Mme Desserts", je t'avais offert un porte-clés Lancel avec un ours... Depuis que j'étais petite tu m'appelais mon ours, mon chat, ma Toche...
Nous étions si heureux ce soir là...
Puis tu est partie chez Aurélie pour dormir car ta chambre que tu avais voulu jaune safran comme le riz de la paella, ta chambre aux murs cirés et au parquet poli comme un miroir était finie mais il restait à GDF à venir raccorder le compteur pour que tu aies de l'eau chaude... Tu m'as embrassée, tu m'as dit "Ma Toche, demain vers 9 heures je passe boire mon café.", comme d'habitude j'ai grogné que ce n'etait pas une heure pour les chrétiens mais tu n'en avais que faire, tu passais quand bon te semblait parceque j'etais ta fille, ta propriété et que je me devais de me plier, bien souvent en râlant, à tes quatre volontés.
Du pas de la porte, je vous ai regardées partir, deux dames âgées pétillantes de vie et Faloo qui trottinait à tes côtés.
Un quart d'heure plus tard, on a sonné à la maison, une dame m'a dit "votre maman a eu un accident ", puis elle a ajouté "ce sont deux dames âgées avec un shitzu blanc et noir", là je me suis dit ce sont les miennes. J'ai demandé le lieu de l'accident, nous sommes partis au pas de course avec Stéphane... En moi même je me disais, non ce n'est pas possible, ça ne peut pas être maman.
Nous sommes arrivés devant la trésorerie principale, il y avait pléthore de voitures de police et un camion de pompiers, je me suis précipitée, on ne voulait pas me laisser passer, j'ai dû décliner mon identité puis la tienne, là on m'a confirmé que c'était bien toi qui était dans ce camion rouge...
On n'a pas voulu me laisser monter à tes côtés, tu étais consciente, je me souviens t'avoir crié "Maman, je suis là, t'en fait pas tout va bien"... Je sais que ce n'est pas bien ce que je vais dire mais j'en veux terriblement aux urgentistes présents sur place de ne pas m'avoir laissée monter à tes côtés, j'aurais pu te prendre la main et te dire "je t'aime" tant que tu étais encore consciente.
Puis j'ai vu ce petit utilitaire blanc posé en travers de la rue, dans son capot ta silhouette était comme sculptée en 3D...
Puis il y a eu ce couple horrible derrière moi qui essayais absolument de voir ce qui se passait dans le camion. A un moment, je me suis retournée et je leur ai dit que ce n'etait pas un spectacle et là, la femme m'a répondu avec morgue "On a le droit d'être là, c'est notre fils qui l'a renversée." Je sais que je me suis mise à leur crier dessus et que les pompiers les ont fait évacuer... Je me souviens aussi qu'un peu plus tard, un jeune est venu me voir et m'a dit "Alors comment elle va la vieille, elle va crever? C'est mon frère qui l'a renversée." Là je lui ai demandé de ne pas m'adresser la parole et que nous nous verrions au tribunal, il m'a répondu " Ouais, sale pute, je viens gentiment aux nouvelles et toi tu me menaces le tribunal." Je sais que là le ton a vraiment monté et que la police a évacué ce sous-individu, et j'ai remercié le ciel que Stéphane soit entrain de s'occuper d'Aurelie et que Flo ne soit pas encore là car je n'aurais pu les retenir et il y aurait eu un déferlement de violence...
Flo nous a rejoint, interminablement nous avons attendu dans la salle d'attente des soins intensifs...
Les médecins nous ont reçus et nous ont dit que tu étais brisée de partout, que tu avais un trauma crânien et une hémorragie interne et qu'on te descendait au bloc...
Nous sommes rentrés, abattus, sans un mot, vers 4 heures du matin je me souviens avoir téléphoné aux soins intensifs, tu étais remontée du bloc et tu avais été mise en coma provoqué...

Ce jour là, je ne savais pas que je ne te reverrai plus jamais consciente, qu'il me faudrait seule prendre la terrible décision de faire arrêter les soins car tu étais dans un état végétatif, que tu allais nous quitter 9 jours plus tard, que j'allais perdre ma maman.




Il y a 4 ans, un jeune inconscient qui roulait trop vite, qui croyait qu'une voiture se conduit comme on utilise une console de jeux, a brisé une famille et m'a volé ma maman.
Ton amie Clo qui est née début juillet t'attendait pour que vous fêtiez vos anniversaires ensemble, depuis elle n'a plus fêté son anniversaire, ce "rendez-vous manqué" lui a ôté la joie de faire la fête à cette occasion...

Il y a 6 jours, un "fou de Dieu" au volant d'un gros camion blanc a foncé dans la foule massée sur la Promenade des Anglais dans le but de tuer le maximum de gens.
Je m'associe à la douleurs de ces familles qui ont perdu un être cher, à l'angoisse de ces familles qui font le siège du service de réanimation attendant avec espoir un mieux.
Je connais votre douleur, je l'ai vécue, 4 ans plus tard, je la vis toujours au quotidien.

Je pense aussi à mon amie Jocelyne qui a perdu sa Barbara, une de ses filles un 20 juillet.
Pour nous deux ma Jo, le 20 juillet est une date horrible, nous sommes liées par deux boules de poils noires et blanches, deux Twins adorables et maléfiques, nous sommes aussi liées dans la peine.
Tu connais ma douleur, je connais ta douleur, tu m'as guidée quand j'étais plus que mal, quand pour avoir l'impression de retrouver ma mère, j'ouvrais son flacon de parfum et que je respirais cette odeur qui était la sienne sans vraiment l'être et qu'alors seule chez moi, je pouvais laisser couler ce torrent de larmes que je n'ai pas montré à la face des gens.

J'ai beau avoir 48 ans, être la maman d'une jeune homme de 23 ans, je me sens orpheline, il me manque une partie de moi-même, il me manque ma mère, il me manque ma maman.
Le temps n'attenue ni la douleur, ni le manque, ni le vide laissé par le départ si soudain d'un des siens, Quatre ans après, je suis toujours brisée dans mon cœur comme maman l'était dans son corps.
Quatre ans après, je suis une handicapée physique, le choc du décès de maman a révélé la Fibromyalgie dont je souffrais depuis longtemps.
Quatre ans après, je suis une handicapée des sentiments, j'ai peu à peu écarté de moi toutes mes amies de Nice, je suis seule au monde, malheureuse, je n'ai plus personne en dehors des Cloclos, les amis merveilleux de maman, ma Cricri, ma grande sœur de cœur, ma Steph, ma petite sœur de cœur, mon amie libanaise connue en 1982 lorsqu'elle est arrivée du Liban, ainsi que Léa, sa maman avec qui je parle souvent car j'ai un peu l'impression de parler à maman.
L'absence de maman me pèse tous les jours, je ne deux m'empecher de parler d'elle, de montrer les photos d'elle que j'ai dans mon portable. La vie est trop injuste, je veux ma mère.


lundi 18 juillet 2016

Lola en immersion dans "la cité", l'expérience Airbnb

Comme vous le savez, je suis partie à Paris pour être auprès de ma sœur de cœur, ma Cricri, lors de son opération du cancer du sein et jusqu'à ce qu'elle soit autonome.
J'en profite pour remercier ceux qui nous ont aidées dans cette entreprise soit en contribuant à notre cagnotte Leetchi, qui est toujours d'actualité, soit en nous envoyant directement de l'aide sans passer par le site, merci pour votre élan de générosité, pour votre cœur.
Je suis donc arrivée à Paris le 10 juillet et ma Cricri est venue me chercher, avec mes nombreux bagages et l'énorme pain suédois que j'avais sorti du four à 4 heures du matin soit 4 heures avant mon départ, en taxi avec Paulo son taxi driver qui l'emmène de rendez-vous médicaux en rdv médicaux lorsqu'elle a un bon de transport. L'émotion de nous Re trouver était à son comble et nusn'avains pas arrêté de parler jusqu'à Savigny sur Oorge où elle vit.
J'ai retrouvé Bernard, son compagnon et surtout j'ai enfin fait la connaissance d'Oscar, mon neveu dit Chatnapan.
Le dimanche a très vite passé, il faisait beau, nous avons profité du jardin et fait les gourmandes en nous régalant de gâteaux et de macarons.
Lundi, visite de Savigny pour que je m'y retrouve quand nous allons rentrer, mardi était la journée consacrée à la beauté. En effet, poor des questions de moral, je voulais que Cricri rentre pimpante à l'hôpital, je lui ai donc fait ses racines et rafraichi sa coupe de cheveux, oui, je sais, je suis multi tâches, je ne suis pas toujours Calamity Lola!!!
Mercredi matin, très tôt, Paulo est venu nous chercher. Nous avons déposé mes bagages dans mon logement Airbnb et j'ai aperçu mon hôte, un petit homme au teint olivâtre, aux traits simiesques et à la crinière en bataille...
Ensuite direction l'hôpital, la salle d'attente, l'attribution de la chambre, le départ de Cricri, en marchant, jusqu'au bloc opératoire, d'ailleurs j'ai pu l'accompagner jusqu'à l'entrée, je l'ai serrée contre moi en lui disant de ne pas déconner car sinon je la mordrais...
Je suis remontée dans la chambre la mort dans l'âme, je me suis bien calée dans le fauteuil avec tous mes coussins ergonomiques et j'ai dormi du sommeil du juste... L'atttente après mon réveil m'a semblé durer des heures. Au moment où pour la énième fois j'allis voir dans le couloir si elle arrivait, les brancardiers m'ont ramené une Cricri bien réveillée. Ouf, que j'etais contente de la revoir. L'anesthésie faisant encore effet, elle ne souffrait pas. Je suis partie vers 19h30 direction rue Karl MARX, chez Carlos mon logeur au sein de "la cité". Il faut savoir que Villjuif est une municipalité rouge, rouge, mon arrêt de bus actuel s'appelle "Youri Gagarine" et tout est à l'avenant, enfin moi, je m'en fout, l'essentiel pour moi était d'être  auprès de Cricri. J'ai sonné, je suis montée au 5ème étage de la tour où je logeais, là le fiancé de Carlos m'a escortée j'usqu'au Lidl, qui était fermé, j'ai trouvé une petite épicerie, qui n'avait pas de yaourts, aie le drame, mais du coca Zéro et un paquet de biscuits... Faute de grives, on mange des merles disait maman...
Une fois rentrés au logis, les amoureux sont partis... J'ai exploré le domaine dont la propreté laissait vraiment à désirer et pourtant je ne suis pas une foudre du ménage, puis mes colocs sont arrivés... Carlos a attendu que je finalise ma réservation pour m'annoncer que je partageais mon logement avec "deux travailleurs"... J'ai donc rencontré Dominic, un sénégalais super sympa, conducteur de bus à la RATP, qui faisait une cuisine qui sentait terriblement bon et un moment plus tard, Farid, algérien et vigile. D'ailleurs voyant mon maigre butin alimentaire, il m'a demandé si j'avais mangé, je lui ai répondu que oui, que j'avais vainement cherché des yaourts et que je m'étais rabattue sur des biscuits. Très gentiment il est allé me chercher deux yaourts dans son frigo qu'il m'a donnés. Je me suis dit que j'avais des colocs bien sympa et que j'avais bien de la chance.
Le lendemain après mon après-midi passé auprès de Cricri, je suis rentrée dans la cité. Inutile de vous dire que la Lola habituelle avait disparu... Exit les sacs Lancel au profit de ma pochette Desigual, exit mes ballerines Marc Jacobs ou mes véritables Tropéziennes, mes bijoux, Lola se fondait dans la foule, était devenue Caméléon-Lola!!! Je lisais tranquillement sur mon lit lorsqu'un SMS de mon fils m'a avertie de l'attentat de Nice... Il était chez lui et avait invité ses potes à venir voir le feu d'arfice... Ouf!!! J'ai téléphoné à mon mari qui a râlé car il dormait, double ouf, puis j'ai entendu frapper à ma porte, c'était mes colocs qui venaient de voir ça à la télé et qui voulaient savoir si ma famille allait bien, sympa les mecs. Après SMS, MP, coups de fil evhangé avec ceux qui me sont proches je savais tout le monde en sécurité.
Le lendemain, à mon réveil, j'essaie de rentrer à la cuisine pour me faire mon sacro-saint thé du matin, impossible, Catlos dormait sur un matelas par terre au milieu de la cuisine... Je dois dire que j'ai trouvé cela très étrange... Je suis partie à l'hopital passer du temps avec Cricri et le soir lorsque je suis rentrée, le Carlos m'a annoncé tout de go, que je devais partir là maintenant car ses colocataires l'avaient demandé... Je suis rtres dans ma chambre désemparée, je suis allée voir Farid dans la sienne et je lui ai demandé ce qu'il en etait et là il m'a dit que ce n'etait pas du tout ce que lui et Dominic avaient dit, ils avaient dit à Carlos, tu as loué ta chambre, donc tu ne dois pas être là, d'autant plus que l'autre conscieusement bourré s'etait suspendu au parlophone à 3 heures du matin pour rentrer, mon traitement faisant effet, je n'ai rien entendu, mais mes deux colocs eux avaient été réveillés...
Samedi soir retour dans ma your, je dois dire que je ne me sens pas en sécurité, d'autant que le matin le Carlos m'a repris le Vigik et la clé de l'appart en m'assurant qu'il serait là le soir et qu'il n'y aurait aucun problème, heureusement que mes colocs étaient là car point de Carlos à l'horizon... Nous discutons et mangeons un morceau tous les trois et chacun reggne sa chambre. Fatiguée, épuisée même, je m'endors très vite et à 6 heures du matin je suis réveillée par un bruit infernal, Carlos et son fiancé venaient de rentrer et festoyaient dans la cuisine en parlant très fort comme si personne n'était là. Je n'ai pu me rendormir et dès 8 heures du matin j'attaquais la codéine... Une fois ma migraine un peu passée, je suis allée à la salle de bains et là au milieu du couloir Carlos et son fiancé dormaient enlacés sur un matelas... J'ai alors contacté Airbnd pour leur expliquer la situation, ils m'ont demandée des photos, que je leur ai faites et envoyées, suite à cela ma gentille interlocutrice m'a proposé de me trouver une autre chambre chose que j'ai acceptée. J'ai bouclé mes bagages et j'ai demandé à Carlos les clés de l'appartement pour me rendre à l'hôpital... Et là ce dernier a refusé de me les donner arguant du fait qu'il serait là le soir. Moi ayant toutes mes affaires et m'étant rendu compte qu'elles avaient été fouillées, j'ai envoyé un sos par mail à mon interlocutrice Airbnb en lui demandant de sortir de là en urgence car là je commençais à me sentir mal, à me sentir en quelque sorte prise en otage.
Moins d'une heure plus tard, elle m'a tephoné et m'a dit qu'Airbnb prenait ma chambre d'hôtel en charge mais qu'il était plus prudent vu la situation que je parte au plus vite. J'ai appellé le premier hotel de l'annuaire, les Balladins, qui est lui aussi dans ma cité, mais qui est un 3 étoiles comme me l'a fièrement dit le réceptionniste, j'ai pris un taxi et je suis partie ô combien soulagée. 
L'hotel est super, le personnel très gentil et je me sens bien... Je vous ai mis des photos de ma coloc, je vous évite la photo des toilettes qui refoulent chaque fois qu'on tire la chasse, hier soir en rentrant de l'hopital, j'ai pris un kebab qui me tendait les bras car cela faisait une éternité que je n'en avais pas mangé, je suis rentrée, j'ai mangé. Je me suis douchée et j'ai dormi...

Je dois dire qu'Airbnb a été super réactif, c'est lafaute à pas de chance, je suis tombée sur un loueur malhonnête, mais je peux vous dire qu'entre le cancer de ma Cricri, l'attentat à Nice et la coloc Airbnb, je suis en pleine crise de fibro et que je déguste... Merci mon amie dame Codéine!!!